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blues veins + dagmar & hazel

Hazel Newton
Big Boss
Hazel Newton
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blues veins + dagmar & hazel Mar 2 Juil - 0:52

Les cheveux ébouriffés ne dénotent plus et les poings enchaînés ne choquent plus. La première audience a eu lieu il y a quelques semaines déjà. Elle a eu le droit à l’incarcération parce qu’on a bien vu la plaque de sa voiture sur les images. Mais ce n’est pas elle qui a crashé. Hazel ne boit pas, ne boit jamais. Et jamais elle aurait mis en péril la vie d’un autre, seulement la sienne. Puis ce n’était pas sa voiture, elle n’est pas si débile. Hazel aimerait bien leur époumoner que ce n’est pas elle mais elle a décidé de garder le silence car, on le sait, tout ce qui pourra être dit à la police pourra être retenu contre vous. On ne parle pas d’un délit mineur, on parle de quatre blessés. Pas de morts, Dieu merci. On parle d’une famille traumatisée, un peu arrachée dans cette bagnole cabossée. Elle ne sait si on lui reproche l’accident ou la fuite. Tout ce que la poupée sent, c’est le mépris de l’élite. Suintante et dégoulinante sous les beaux rayons du soleil californien. A la question “ vous prendrez un avocat ?”, Hazel a dit oui. Or elle n’a aucun contact à appeler. Toute seule dans sa tour d’argent. L’argent… On a vu les cinq chiffres sur son compte et on en a bloqué une partie car il y a le doute. Maintenant on lui demande de trouver un avocat. C’est ridicule. Elle a appelé ses maigres ressources mais quand la gamine explique le bordel que c’est, soit on se rétracte soit on augmente les prix. Quels voleurs. Cinq sur neuf de la bande se sont faits prendre. Deux voitures sur quatre. Alors on commence un peu à se tirer dans les pattes et on envoie la responsabilité sur le dos d’un autre. Mais aux tests de sang et d’urine, Hazel était la plus clean. C’est ce qu’elle se tue à dire aux connards à l’autre bout du fil. La caution va tomber, Haz en est sûre, mais elle a besoin d’une voix pour expliquer tout le problème.  
Elle craint vraiment de porter la tenue orange mais d’un autre côté,  la liberté ne rimerait à rien alors qu’elles se sont épousées à la vie, à la mort. Les fidèles de sa cours se déchiquettent en cage et l’amour se consume sous toutes ses facettes d’un fahrenheit de trop. Elle va rater les concours en Floride, se supporter elle et son coeur aride. Rentrer chez elle et voir le vide. Finalement entre quatre murs ce n’est pas si mal.

On lui a mis les bracelet pour l’emmener dans un endroit qu’elle ne connait pas. C’est une pièce qui ressemble à toutes les autres : un cube avec des chaises et une table. Le mobilier et les murs puent la clope, puent le vieux, puent la sueur, puent le nombre incalculable de rages et de larmes. C’est moite et plein de tension. Elle ne prend pas le temps d’observer la pièce. Elle regardait ses pieds jusqu’au moment où elle décide lever les yeux sur une tête inconnue. Intriguée, elle questionne silencieusement les deux policiers qui l’escortent. On lui crache un c’est-pour-toi. Alors elle se retourne pour s’installer avec le peu d’assurance qui lui reste, pour observer la gueule de son visiteur. Au fond de sa chaise, mains en croix posées sur ses cuisses, elle claque sa langue contre le palais pour donner le La de cette absurdité. Elle cherche à sonder en son iris, la raison de sa venue. Et n’y trouvant rien, elle finit par le reluquer pour y déceler un indice de ses origines, un petit truc qui lui donnerait un coup d’avance ou simplement savoir ce qui va se passer. Tout ce qu’elle retient c’est qu’il est propre et qu’il y a quelque chose dans la courbe de ses lèvres qui la déplaît. C’est sûrement l’épuisement de toutes ces emmerdes qui s’enchaînent en fulgurance mais pour la première fois depuis longtemps, Hazel est mal à l’aise.

On se connait ?

Mal à l’aise ne veut pas dire moins désinvolte.  Elle arbore son plus beau sourire pincé, celui qui transparaît la malice présente comme passée. Elle ne sait s’il est une menace ou un espoir mais dans tous les cas, en taule ou en liberté, Hazel Newton reste fidèle à elle même...  
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Dagmar Ekstrom
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Re: blues veins + dagmar & hazel Mar 2 Juil - 22:10


blues veins
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L’astre du ciel infernal lui brûle l’essence brutale. Dagmar fronce les sourcils. Quand il fronce les sourcils ses pommettes remontent. Dagmar fronce les sourcils ; souvenir de paperasses futiles ; d’un dossier indocile. Susceptible de devenir le maître incontesté incontestable ; roi d’une partie de poker méprisable. Il sourit Dagmar ; avec ses dents blanches comme la neige ; mais Dagmar n’est pas blanche neige. Colombe impitoyable coups fatales larmes surmontables. De fer d’hormones de pouvoir. Le risque de tout gagner est trop fort face à celui de tout perdre. Il perdra que s’il tire la mauvaise pioche ; mais il est sur qu’il n’y a pas de mauvaise pioche. Sa liasse est propre dans son porte feuille. Il a gobé un chewing-gum recraché dans la voiture. Vitre teintée, ouverture ; descente du roi dans sa plus belle armure. Costard à 40 000 balles. L’haleine fraîche la cravate bien serrée l’amour que lui-même sait se porter.
Il sort de la BM d’un air nonchalant ; la vénusté éprise par le vent. Il a de la gueule ; cette gueule le mènera loin. Il sait ce qu’il vaut et il vaut bien plus que loin. Dagmar avance ; un sbire le suit. Grand étalon de noir aux lunettes impeccables.

« Laissez-moi. » Il se tourne à peine et marche vers l’entrée de la cour arrière. Monsieur le maire ne sait pas qu’il est ici. Monsieur le maire ne sait jamais rien de toute manière. Dagmar ne s’entoure jamais de personne. Il se suffit à lui-même et ses affaires le suffisent. Elles le délectent elles se délectent de lui. Et cela suffit. Le roi s’anime dans sa veste ajustée et sa chemise de soie brodée. Look un peu décalé qui paye toujours au prix de ses péchés. Il aime se salir les mains mais pas ses fringues. Et puis encore, les mains si le prix va bon train. Il s’est fait une manucure ce matin. Dag il avance. Le soleil fait ricochet sur les quelques ridules qui poussent sur son front. Il trouve que ça lui donne de l’âge ; millésime à la trentaine sage. Un savant avec son temps ; moderne et plein d’argent. Il tire sur son col par habitude et ressert sa cravate. Juste ce qu’il faut. Juste ce qu’il a besoin.
Et il rentre.
La môme s’appelle Hazel Newton. Gamine paumée issue de la rue. Gamine fière d’après son parcours. Il saura la contrôler. Il sait toujours. Les couloirs défilent. On le salut. Certains lui serre la main. Dagmar demi-dieu. Il espère que ces lèche-culs voteront pour lui l’année prochaine. Il aime jouer la comédie Dagmar, sa proie devra être facile. Après tout, il est démocrate.
Un grassouillet en uniforme s’approche. Il s’imagine ces scènes en noir et blanc ; peut-être en sépia. Un cigarillo fumant entre les doigts, ces vieux chapeaux à la Al Capone. Pourquoi pas deux ou trois demoiselles bien rondelettes. Il les aime pleines de vie pleines de chairs.
Le fonctionnaire lui adresse la parole.

« Monsieur le Maire n’est pas avec vous ? » Dagmar s’arrête enfin. L’homme a visiblement plus que quelques kilos en trop. Il l’imagine se gavant de donuts aux paillettes multicolores dans sa voiture payée par l’État lui-même. Blé de l’État. L’homme est définitivement un cas.

« Je suis là. C’est la même chose. » rétorque Dagmar et il avance d’un pas et demi. L’autre riposte mais ne dégaine pas assez vite ; blabla pathétique. Dag se retourne une fois de plus. « Monsieur le Maire de notre belle ville serait contrarié que vous reprochiez ainsi son absence. Il est relativement occupé, c’est pour ça que je suis là. » Il est son premier assistant. Il représente le maire quand il n’est pas là. Il est même le maire quand il est là. Il ne se doute pas que son employé le plus fidèle de l’année prépare sa campagne pour régner. Échiquier. Dagmar sourit pour ne pas grincer des dents ; il n’aime pas attendre alors il est à cran. Il déteste être à cran. Il risque de transpirer dans sa chemise. Il remet sa chevalière en place ; inspecte ses doigts. Tout est bien.
Alors il rentre dans la salle d’interrogatoire.
Elle est blonde et sûrement plus à cran que lui. Elle est maigrichonne aussi. Dieu soit loué le pays entier n’est pas encore enclain à l’obésité. Il contourne la chaise ; la tire ; s’installe.

« On se connait ? » Dagmar penche la tête. Sans sourire. Alors qu’elle sourit ; semble sourire au moins. Il ne lui tend pas la main car il sait qu’elle ne la saisira pas.

« Je m’appelle Dagmar. Appelle-moi juste Dagmar. De toute façon tu ne me sembles pas vraiment être habituée aux longues et emmerdeuses appellations de politesse. » Il sourit enfin et relève la tête. « Ce n’est pas une mauvaise chose, ça t’évite de lécher les culs indigestes. » Il tire un pan de sa veste et en retire un bristol parfaitement vernis et le pose sur la table juste devant lui ; puis le fait glisser force tranquille jusqu’à elle. Elle est mal à l’aise. Il aime. Il sait qu’elle acceptera sans grand jeu de sa part. « J’ai ici le numéro de l’avocat que tu vas contacter dès que j’aurai quitté cette pièce. »
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Re: blues veins + dagmar & hazel Mar 2 Juil - 23:50

Hazel, elle a vu cet homme s’asseoir sans rien laisser au hasard. Elle a tenté de sonder son âme sans succès mais sans drame. En réalité, elle n’a pas su le quitter des yeux parce qu’elle est comme ça, à ne pas faillir. Jamais devant personne dans aucun cas. Ce cas-là, c’est un sacré cas. Cas absurde, cas désespéré, cas irrational, catastrophique. Alors son malaise est palpable, on ne peut pas dire qu’avec un pied derrière les barreaux, pour quelques années sans doute, la blonde demeure entièrement sereine. Elle a cette façon, de temps à autre, de plisser les yeux quand elle n’est pas totalement dupe. Elle cherche des informations, elle cherche à comprendre, à doubler sans s’y m’éprendre. Avachie au fond de sa chaise, elle joue l’insolente mais c’est un risque. Pendant un temps elle pense d’abord qu’il s’agit d’un des nombreux avocats qu’elle a contacté et, s’il s’avère qu’il en est un, elle ne joue pas l’innocente. Car au naturel, Hazel, elle est indécemment incandescente. Puis elle est vraiment épuisée de tous ces problèmes qui finissent en cocktail. Des merdes à perte de vue qui ferait fuir la plus courageuse des mouches. Donc le reste de ses forces lui permette de glisser “on se connait ?” pour briser la glace. C’est lui qui la demande. Pas elle. D’ailleurs, le visiteur suscite beaucoup plus de questions en cela. La détenue ne réussit toujours pas à cerner l’homme. Il lui inspire ni respect ni dégoût. Quand il penche sa tête en avant, elle comprend en revanche ce qui la met si mal à l’aise. Ce sont ces mouvements disséquées et cette tenue carrée. Tout est aseptisé, rien à voir avec elle ou les gens qu’elle a contacté. Il est trop beau, trop haut, trop sot pour l’avoir rencontré dans le passé. Beau car on dirait une star de la télé, haut pour l’exposition de tous ses billets, sot pour vouloir la rencontrer.

La fille est restée immobile à cause du manque de données. Toute la scène est erronée. Puis il ouvre la bouche pour parler. Elle sent la menthe et le chaud de son souffle sans qu’il puisse l’atteindre. Dagmar parle trop et trop bien. Des mots qu’elle a entendu qu’une ou deux fois dans sa vie, qui la laisse sur le bas côté ou dans le fond du panier. Il sourit mais Haz sent que c’est carnassier plus qu’amusé. Elle sait qu’il sait ce qu’elle est, elle et son cliché. Elle n’assume pas vraiment cette idée. Elle a consacré sa vie à quitter les carcans imposés, à déjouer l’autorité, à trouver une place pour qu’aujourd’hui, ce mec l’envoie encore un peu plus à la case départ. Haz s’apprête à perdre son sourire mais l’expression lécher les culs indigestes la fait rire sincèrement. Un rire jaune quand même. Si elle avait léché plus de culs, elle n’en serait pas arrivée là. Jouer les rebelles pour jouer les rebelles ne l’a jamais intéressé. Dans des actions toujours découpés, l’homme révèle l’intérieur de sa veste pour en sortir un bout de papier. On croirait un tour de magie. Puis il dépose la feuille qu’il fait glisser vers Hazel. Seul son regard suit le papier et les doigts polis qui l’accompagnent. Un joli papier et de jolis doigts. Il doit être sacrément fortuné pour claquer des billets jusqu’au bout des ongles. En stoïque et en sourire, elle attend quelques explications sur ce cadeau. Un ordre pour un avocat. Tout la déroute, tout l’énerve et la sauve. Plus il avance moins elle en sait. C’est frustrant. Dans le fond, elle n’a même pas envie de sauter dessus. De retenir les numéros, d’embrasser le blanc éclatant, et de montrer ses dents. Au fond de sa chaise, toujours, Hazel pivote en trois quart pour poser son avant bras sur le dossier de la chaise et croiser les jambes. Une main est dans le vide, retenue par la chaîne. Elle n’a pas le droit de le quitter des yeux. Son malaise se dissipe pour une forme d’excitation. Elle a tout son temps devant elle, lui peut-être pas. Il joue le mystérieux, elle n’en a pas besoin en ce moment. Il donne des ordres, elle veut comprendre. Tout se joue maintenant car tout a un prix. Surtout la liberté. Hazel ne souhaite pas sortir si c’est pour accumuler une ou deux dettes en plus.

Je ne crois pas aux anges, Dagmar.


Elle prononce son nom avec du miel, trop de miel même. Il faut qu’il comprenne qu’elle ne se laissera pas bouffer comme du vulgaire poisson quand il joue les requins. Elle n’a pas de soucis avec cette idée tant qu’elle en sort gagnante et tant qu’elle comprend pourquoi il est présent. Trop de brouillard et pas assez de lumière. Elle enchaîne naturellement avec ce mot au sens unique qui peut être pris à double sens :

Combien ?
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Dagmar Ekstrom
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Re: blues veins + dagmar & hazel Mer 3 Juil - 20:25


blues veins
hazmar

Dagmar Ekstrom n’a pas froid aux yeux. Il a les yeux de la pastel des jours pluvieux. Larmes du ciel et des enfers qui décolorent le paysage. Larme de fier et d’altier qui broient les parages. Horizons flous pour ceux qui ne parviennent pas à voir clair dans un jeu. Horizon cahoteux pour ceux qui ne parviennent pas à voir clair dans son jeu.
Il la dévisage sans penser à présent aux normes américaines. Civilité ; citoyenneté ; intègre ou désintègre. Il n’est pas idiot. Il sait qu’elle le méprise déjà. Par ses manières son costume peut-être. Il n’est pas idiot. Il aime qu’elle le méprise déjà. Par sa manucure ou ses souliers soulignés à la graisse de vachette. Il n’est pas idiot, non. Il sait que quand quelqu’un méprise quelqu’un, quelqu’un est toujours coléreux dans l’histoire. Quelqu’un de coléreux ne réfléchit pas. Impulsions félines. Crocs affûtés des canines. L’homme est fait pour être nocif s’il ne sait se contrôler. L’homme est toxique l’homme est poison. Un loup fougueux dans une nature fougueuse dans un cerveau fougueux de souvenirs de merdeux.
Dagmar sourit toujours. Il a de belles dents. Alors il s’en sert. Mais ces dents-ci ne sont pas animales quand d’autres s’animent pour des choses moins fatales. Hazel Newton sera l’injection d’adrénaline qui lui fera dire oui. Elle se mordra la queue comme toutes ces autres gamines. Puéril. Mais que vaut la poudre à canon dans la bataille. Dagmar sourit encore. Il a de belles pommettes. Alors il s’en sert. Il dégaine son regard de maître du jeu. Car il est en effet le maître du je. Et la gosse riposte enfin.

« Je ne crois pas aux anges, Dagmar. » Elle est restée calme contre toute attente. Simple gosse futile en attente. Terre empestant qui se meut sous ses pattes de caneton. Que lui dira le juge si elle n’accepte pas Dagmar dans sa pourrie vie de rejeton. Elle semble gamine encore plus que sur le papier. Elle semble caïd plus que sur le papier. Elle n’impressionne pas Dagmar. Les enfants de la rue rugissent pour se prouver qu’ils sont forts. Les enfants de la rue sont faibles et c’est pour ça qu’ils grognent. Elle gigote un peu ; elle fait la belle. Elle a raison. Elle pourrait l’être avec du Prada aux épaules ; en plus d’un brushing digne de ce nom. La note serait salée mais elle le vaudrait bien. Elle déplaît. Elle paraît plus faible moins femme mystère. Elle se dévoile trop vite dans son comportement de môme mal éduquée. Dagmar crisse des dents en l’observant. Mais il ne se trompe jamais. Alors il oublie l’hésitation qui l’a percé comme l’abcès. Il respire. Doucement. Presque pervers. Et enfin elle s’affiche dans la classe d’un gangster. « Combien ? »

Charme aiguisé ; fièvre anormale. Il savait qu’il ne s’était pas trompée. Elle se métamorphose au gré des indices. Alors ; elle jouera parfaitement la comédie. Dagmar se redresse sur son trône de plastique. Mauvaise esthétique. Mais il s’en complaît. Car aujourd’hui il décide de se révéler. Se révéler ; se dévoiler. Tel qu’il est et a toujours été. Le fichu roi de cette ville.

« Je n’ai malheureusement pas apporté avec moi un contrat de confidentialité mais nous savons tous deux que tu ne diras rien. » Il reste ferme dans son sourire acerbe. Vilain tsar qui neutralise de plein pouvoir. Elle sait qu’elle se taira. Car elle sait que si elle ne se tait pas il la taira. Il sait qu’elle se taira. Car il sait qu’elle concevra. Outre la foi la religion et le dieu immoral qui éblouissent les pernicieux. Outre la loi les codes et les législations intégrales qui punissent les capricieux. Il ne proliférera pas de menace à haute voix. Car quand cela est prononcé cela n’est jamais vrai. Il s’en tient au juste de son esprit qui ne réduit jamais. « J’ai appris pas mal de petites infos intéressantes sur toi. Une carrière de pilote qui se dessine, des garages. Une bonne mécanicienne aux réflexes assez affûtés pour une bonne carrière. » Il énumère. Il compte. Il conte. Un récit qu’il connaît par cœur et qui ne peut se défaire. Il s’est levé de sa chaise et tourne en rond dans la pièce. La voix portante ; les mains croisés derrière le dos. Bras de fer. « Mais oups. Problème de parcours. Et tu te retrouves ici. Avec moi. Et qui plus est, du mauvais côté de cette table. » Il est arrivé derrière elle ; à sa hauteur. Et lui serre les épaules avec lenteur. Pesanteur qui happe. Il se canalise et dérape. Ses mains prolongent ses bras jusqu’à ses chaînes. Il les montre avec évidence. Elle est l’animal ; il est le chasseur. Et jamais aucune vague rebelle ne pourra changer les rôles. « Je prends le risque de t’avouer quelque chose. Quelque chose dont quasiment personne n’est au courant. » Il la relâche enfin et se frotte les doigts. Il s’arrête devant les vitres teintées. Il est sûr que personne n’est derrière car il l’a réclamé. « Je sens que je ne me trompe pas et que nous serions même capable de former une bonne équipe. Le politicien et la mécano ! » Il fait : « ah ! » et claque dans ses mains. Puis il se tourne enfin. Et ajuste son col. « Alors Hazel Newton, m’aidera-tu à m'emparer de cette ville ? » Il penche la tête et fronce les sourcils. Un sourire aux lèvres. La malice éprise de son esprit mièvre.
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Re: blues veins + dagmar & hazel Sam 13 Juil - 13:35

Elle ne croit ni aux anges ni aux miracles. Alors de voir un homme aussi classe et pompeux, nommé Dagmar, se pointer devant elle, ça fait poser des questions. Il y a forcément anguille sous roche. Il lui sert beaucoup trop de bonté sur un plateau curé. Rien n’est gratuit, tout a un prix. Alors naturellement, Hazel elle demande combien. Mais il ne répond pas l’enculée. La blonde a énormément de patience et de sang froid. Tourner autour du pot, ça l’exciterait presque parce qu’elle a autant de couilles que lui -si ce n’est plus. Sauf que hid et hoc, elle n’a pas le temps de jouer. Oui, Dagmar joue. Il prend un malin plaisir à jouer. D’abord avec ses nerfs, ensuite avec la situation. Il parle de contrat non présenté, il humilie à maintes reprises la position de Haz. Il veut lui faire perdre sa posture sereine et attentive. Ca marche un peu mais pas vraiment parce qu’elle s’en fout. Elle arbore toujours un sourire simple quand il énumère sa faible carrière. Rien d’impressionnant, tout se sait déjà. Elle ne tanguera pas car il lui rappelle qu’elle est du mauvais côté de la table. Par contre quand il glisse ses mains sur les épaules de la jeune femme, celle-ci frissonne. C’est dégueulasse quand un inconnu vous touche et se donne tous les droits. Ajoutons à cela cet autorité de marbre, et vous obtenez presque le coktail d’horreurs qui insupporte Hazel. Il secoue ses chaînes et elle se laisse faire. Elle ne se rebelle pas contre les vérités, la détenue n’est pas conne.  Puis il marche à la manière d’un requin qui guette. Apaisé, il ouvre l’oeil et s’arrête devant les miroirs teintés. Une bonne équipe, une mécano et un politicien ? Il claque dans ses mains puis se retourne vers elle pour une ultime question. M’aideras-tu ?

Si Hazel a perdu sa posture confiante, elle n’en reste pas moins décontractée. Elle pose ses avant-bras sur la table et soupire légèrement. Rien de provocateur, du pur épuisement. Elle ne comprend toujours pas qui il est, ce qu’il lui veut, pourquoi il l’aide et pourquoi elle. Haz ne veut pas signer avec le Diable si celui-ci n’est pas clair. Elle ne signera jamais avec le Diable si celui-ci ne lui donne pas un bout.  Elle, elle est facile à cerner, facile à sauver. Mais lui, ses intérêts sont encore obscurs.

Désolée de me répéter mais combien ?

Elle est tout sauf désolée, elle ne dira ni oui ni non tant qu’elle ne saura pas. Combien ça me coûtera de prendre ton petit coup de main, connard. Il lui a dit seulement un pan du marché mais pas l’autre. Lui, il lui donne un avocat. Mais elle, que peut-elle lui offrir ? Politicien, ça peut tout et rien dire à la fois.

J’ai pas le temps pour des histoires de conquête de ville ou de l’espace. Soit tu me dis combien soit tu me dis ce que tu veux.

Elle va pas se mettre en liberté pour des conneries de mégalomane. Hazel se redresse légèrement sur les nerfs.

Je dis pas oui comme ça la bouche en coeur, un pied à terre devant un mec qui débarque de nulle part.


Elle se lève à son tour. Y a pas d’officier dans la salle alors elle se dirige vers l’entrée. La poupée se tourne une dernière fois vers Dagmar :

Pour un homme classe qui semble intelligent, je vous trouve particulièrement débile de nous faire perdre notre temps. Je prendrai l’avocat commis d’office.

Elle donne trois coups de poing sur la porte pour dire que l’entrevue est terminée et lui lâche un sourire visiblement hypocrite. Un rictus qui annonce la fin de partie.
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Dagmar Ekstrom
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Re: blues veins + dagmar & hazel Lun 22 Juil - 22:53


blues veins
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Dagmar se rappelle parfois la Suède. Le nord le froid la gangrène. Les miséreux qui crèvent au bord des routes des châteaux luxurieux. Dagmar ne les aimait pas car ils gâchaient la vue du môme sans tenue. A chaque fois il se plaignait ; et il criait et il pleurait et sa mère lui demandait de rester sage. Il se rappelle parfois sa mère. Une femme belle mais si terne. Elle ne vivait pas pour elle. Elle vivait pour son époux comme le mariage l’oblige. Une femme bonne mais si sotte. Elle ne vivait plus pour elle. Elle vivait pour son époux car son mariage l’oblige. Idiote d’avoir épousé ser Gabriel Ektrom.
Dagmar oublie parfois la sensation d’être seule. La gouvernante qui lui arrachait les mains ankylosées dans ses gants tout mouillés. La gouvernante était aigrie et malhonnête. Elle aurait volé la fortune de sa propre famille selon les légendes urbaines. Dagmar était petit ; son péché de l’époque était de regarder en cachette un porno ; en baissant le volume au max ; dans le salon. Il ne s’est jamais fait prendre.
Et Dagmar ne se fait jamais prendre.
Il a hérité à la mort de ser son père. Père absent ; pas vraiment un père. Plus jamais un père. Sinon père des enfers. Dagmar a hérité et il a fait déposséder la gouvernante qui avait osé lever la main sur lui en 2004.  Elle a été vue après au côté de ce punk à chien qu’elle critiquait ; selon les légendes urbaines.
Mais Dagmar ne se fait jamais prendre.

Les yeux de la gosse le bousculent. Elle a le même vicieux que miss Rosen. Alors il plisse les ridules. Elles lui donnent le charme des hommes qui prennent de l’âge. Il ne la verra jamais comme une épouse. Mais elle lui servira d’épouse. Comme en Suède. Comme partout dans l’aristocratie mondaine. Elle est soudaine elle souffle mais en fait elle s’essouffle.

« Désolée de me répéter mais combien ? » et Dagmar aussi s’essouffle. Il souffre. Il souffle. Il aime ce jeu malsain qui s’installe dans la pièce ; mais les maladresses qui se tressent lui font perdre son temps. Il aimerait ruser lui aussi mais le pot de vin prévu ce midi est relativement important. « J’ai pas le temps pour des histoires de conquête de ville ou de l’espace. Soit tu me dis combien soit tu me dis ce que tu veux. Je dis pas oui comme ça la bouche en cœur, un pied à terre devant un mec qui débarque de nulle part. » elle s’agite elle s’affole elle se lève et affole. Elle amuse la galerie au délice d’une biche dérangée. Gazelle qui tangue dans une mauvaise danse. Elle voudrait donner à Dagmar la mauvaise posture ; elle réussit presque. Mais son froid invincible qu’il ramène de Suède dans ses veines intangibles le font droit et strict. Soldat enlisé dans une glace invincible. Alors il sourit. Faux. Faussé. Bateau. Et puis elle le frappe à la manière du Titanic. « Pour un homme classe qui semble intelligent, je vous trouve particulièrement débile de nous faire perdre notre temps. Je prendrai l’avocat commis d’office. » il ne dit rien ; car dire la rage qui empiète sur ses sens serait une perte de contrôle. Elle tape à la porte et le gros à l’uniforme ne tarde pas à ouvrir. Il regarde la gamine puis le politicien puis la gamine et le politicien. Dagmar lui fait le geste de partir et redresse sa cravate. La porte se ferme et Hazel est toujours ici. Il faudrait peut-être une chandelle et un joli morceau de violon mais visiblement les ripoux de la ville ne semblent pas très romantiques.

« Réfléchissons ensemble à ce qui t’attend dans les prochaines semaines. » rétorque-t-il. Il serre le dossier de la chaise pour apaiser ses nerfs encore fragiles. « Sûrement une grosse peine de prison, sûrement une grosse somme d’argent, en prime de la facture que ton avocat miteux t’enverra. Je doute que tout ça ne te fait pas peur, je me tenterai même à dire que tu as déjà connu quelqu’un qui a fini là-bas. » Les sourcils se froncent ; Dagmar penche son visage. Il ne bouge plus. « Le sénateur Hodge est particulièrement réputé en terme de magouilles financières. J’avoue que sur certains de ses faits je le salue, mais pour être honnête cet homme est parfaitement méprisable. La semaine dernière il s’est payé trois putes mineures dans un hôtel discret au nord de la ville. » Dagmar en livre suffisamment pour la faire rester. Il lui met l’eau à la bouche sans trop en révéler. C’est vrai, cette affaire n’est finalement pas si secrète ; elle a paru dans la presse de la veille. « Le sénateur Hodge a dû régler quelques… délicates affaires avec la justice. » Dagmar cherche ses mots et prend cette posture détendue ; pointe d’humour. Cette posture qu’il adopte sur le ring de la politique. « Une des ses favorites avec laquelle il adore passer du temps a fait l’erreur d’en vouloir à son fric, elle l’a dénoncé à sa femme et à la police. Il s’en est sorti, car c’est ce que nous faisons tout le temps. La fille était comme toi, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle a fini en tôle, elle n’a pas pleurniché. C’était le jeu, et elle avait perdu. La prison ne lui faisait pas peur, au contraire, elle avait tout un réseau là-bas. Elle s’est montrée trop dangereuse. Elle a fini le cou embrassé par le chanvre dans sa cellule. » Il saisit la chaise et se rassied. « J’ai battu Hodge au poker lors de nos soirées privées. Il me doit un beau paquet de fric et pour ne pas le débourser il est prêt à faire tout ce que je lui demanderai. » Dagmar ne veut pas montrer à Hazel qu’elle a raison ou qu’elle a tord. Il veut lui faire comprendre que Hodge est bien moins effrayant que lui. Et que même si elle a tord à la raison elle n'a pas le choix. « J’ai affaire avec toi Hazel Newton. » Il lui montre la chaise vide face à lui. « Assieds-toi et je te cite les termes du contrat. »
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blues veins + dagmar & hazel
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